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Redistribuer, transformer, sensibiliser : trois initiatives pour en finir avec le gaspillage

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Que ce soit par le biais des partenariats ou à travers les actions menées dans ses restaurants, Elior multiplie les initiatives pour intensifier sa lutte contre le gaspillage alimentaire. Focus sur trois exemples : la redistribution des surplus alimentaires en partenariat avec Olio au Royaume-Uni ; le soutien à une startup de R&D innovante pour recycler les déchets en nourriture animale, en Italie ; et enfin la sensibilisation des élèves avec le programme Good Food Bag, en Italie toujours.

Redistribution : faire don des surplus alimentaires

Que faire du surplus alimentaire généré par la fermeture de nombreux sites pendant la crise sanitaire ? Afin que cette nourriture bénéficie à ceux dont l’accès aux supermarchés et aux banques alimentaires est compliqué par les restrictions sanitaires, Elior UK a noué un partenariat avec Olio. Un mois après son lancement, Elior et ses filiales Taylor Shaw et Lexington avaient fait don de 15 500 repas.

Une action menée grâce à une mobilisation sans pareille des équipes sur place, saluée par Charlotte Wright, CSR Manager d’Elior UK : « En 2019, nous avions commencé à tester ce partenariat sur un site, dans le cadre de notre engagement contre le gaspillage alimentaire. Avec la crise de la Covid, notre partenariat a rapidement pris de l’ampleur. Sur place, nos équipes ont travaillé sans relâche pour que toute cette nourriture bénéficie à ceux qui en ont besoin. »

Côté Olio, des équipes de « héros du gaspillage alimentaire » s’occupent de la collecte sur place et de la redistribution aux communautés locales. Liam Jones, Business Development Manager chez Olio salue ce partenariat : « Nous avons été très impressionnés par la réactivité d’Elior. La redistribution de nourriture à nos communautés est très importante, aujourd’hui plus que jamais. »

Transformation : recycler les déchets en nourriture animale

Certains déchets et surplus alimentaires ne sont pas adaptés à la consommation humaine sans pour autant être bons pour la poubelle. D’autres convives pourraient en bénéficier : les animaux ! C’est tout le concept de Feed from Food, start-up italienne dirigée par des professeurs et de jeunes chercheurs universitaires : valoriser les déchets de la chaîne agroalimentaires en les transformant en ingrédients pour nourriture pour animaux de compagnie ou d’élevage.

Son premier partenariat commercial a été établi avec Elior Italie, séduit par cette innovation qui se distingue en recyclant les déchets en nourriture : la fonction nourricière est ainsi préservée ! « Le partenariat avec Elior correspond exactement à notre raison d’être : donner une deuxième vie à de très importants volumes de nourriture », explique Marta Castrica, cofondatrice de Feed from Food. « Nous avons installé notre première machine dans la cuisine centrale du Novatese à Milan où Elior produit environ 5 000 repas par jour. Même si le taux de déchet est déjà très faible grâce à l’optimisation constante des processus menée par Elior, notre solution leur permet de valoriser la part inévitable, physiologique, de déchets alimentaires. 

Sensibilisation : encourager les bons comportements dès le plus jeune âge

Depuis le lancement de Good Food Bag en 2015, Elior Italie a distribué plus de 27 000 sacs isothermes à des enfants pour qu’ils rapportent chez eux ce qu’ils n’ont pas consommé à la cantine. Ainsi la lutte contre le gaspillage alimentaire ne se limite pas aux cuisines ou au service dans les restaurants, mais se poursuit également auprès des familles des jeunes convives. Elior Italie s’efforce de les responsabiliser pour éviter que des aliments encore bons et consommables ne finissent à la poubelle.

Lancée à l’occasion de la Journée internationale de la Terre et de l’Environnement, la campagne « Good Food Bag » a été déployée avec l’association environnementale Legambiente. Elle encourage les écoliers à utiliser des sacs isothermes, lavables et réutilisables, pour rapporter à la maison des portions de pain, fruits, snacks et autres aliments non consommés au cours de leur repas à l’école. Un encouragement fort à changer le regard sur la valeur des aliments et des « restes » parfaitement consommables. 

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